Stade Roi Baudouin dévasté « Ce ne sont pas des supporters », Florence Frelinx vise les casseurs
Après les violences survenues lors de la finale de la Coupe de Belgique, la Ville de Bruxelles dresse un constat sévère. Plus de 500 sièges détruits, des dégradations importantes et une facture avoisinant 70.000 euros poussent Florence Frelinx à réclamer des sanctions exemplaires contre les auteurs des actes de vandalisme.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Après la finale de la Coupe de Belgique entre Anderlecht et l’Union Saint-Gilloise, la Ville de Bruxelles évalue les dégâts à près de 70.000 euros. Florence Frelinx réclame des sanctions sévères contre les auteurs des dégradations constatées au Stade Roi Baudouin.
Comme nous vous l'annoncions ce matin, au lendemain de la finale opposant le RSCA à l’Union Saint-Gilloise au Stade Roi Baudouin, les services de la Ville de Bruxelles ont passé la journée à remettre les lieux en état. Nettoyage, sécurisation des infrastructures et premières évaluations des dégâts ont occupé les équipes mobilisées dès les premières heures de la matinée.
Le constat dressé par la Première Échevine en charge des Sports, Florence Frelinx (MR), se révèle particulièrement lourd. Plus de 500 sièges ont été arrachés ou endommagés dans l’enceinte du stade. Selon les premières estimations, seule une vingtaine de ces dégradations concernent les tribunes de l’Union Saint-Gilloise, tandis que l’essentiel des dommages est concentré dans la tribune 4, occupée par les supporters d’Anderlecht.
Les sanitaires ont également subi des dégradations importantes. Des graffitis ont été découverts dans plusieurs zones du stade et les allées étaient jonchées de déchets après la rencontre. Le coût total des réparations est évalué à près de 70.000 euros, soit un montant comparable à celui enregistré après la finale de l’an dernier. La Ville précise que la facture sera prochainement transmise aux clubs concernés.
« Ce sont des actes de vandalisme »
« Il ne faut pas confondre les supporters, qui viennent vivre leur passion, avec des casseurs qui viennent détruire. Ceux-là ne sont pas des supporters : ce sont des délinquants. Ils doivent être identifiés, poursuivis, condamnés à payer les dégâts et exclus des stades. »
Florence Frelinx a tenu à établir une distinction nette entre les supporters venus assister à l’événement sportif et les individus responsables des destructions. Pour l’échevine, il ne s’agit pas de simples débordements liés à l’ambiance d’un match à enjeu, mais bien d’actes relevant de la délinquance.
Elle appelle dès lors à une réponse judiciaire et disciplinaire ferme. Les auteurs des dégâts doivent, selon elle, être identifiés, poursuivis et contraints d’assumer financièrement les conséquences de leurs actes. Elle réclame également leur exclusion des stades.
La responsable politique demande en parallèle une coopération renforcée entre les clubs, les organisateurs et les autorités judiciaires. Elle souhaite que les images et les éléments disponibles puissent être exploités avec la police et le parquet afin de retrouver les responsables et d’engager des plaintes.
Pour Florence Frelinx, la finale de la Coupe de Belgique ne peut devenir un rendez-vous marqué par les violences et les destructions. Elle rappelle que ce type d'évènement doit rester centré sur la compétition sportive et non sur des scènes de chaos dans les tribunes.
Soutien des agents et gestes de solidarité
La Première Échevine en charge des sports a également salué le travail des agents communaux mobilisés pour remettre le Stade Roi Baudouin en état après la rencontre. Plusieurs stewards ainsi que certains supporters se sont présentés spontanément afin de participer aux opérations de nettoyage et de remise en ordre.
Florence Frelinx a aussi mis en avant la réaction du Sporting Anderlecht. Le club bruxellois a pris contact avec la Ville pour proposer l’aide de membres de ses équipes techniques à partir de lundi afin d’accélérer les réparations nécessaires dans l’enceinte sportive.
Malgré cette mobilisation, les autorités bruxelloises veulent désormais éviter que de tels incidents se répètent lors des grands rendez-vous sportifs organisés dans la capitale. La question de la responsabilité des casseurs et du suivi judiciaire des violences dans les stades revient une nouvelle fois au centre du débat.