Une école flamande retire une liste de lecture après la plainte d’un parent sur des scènes sexuelles explicites
Selon Het Laatste Nieuws, une école catholique d’Anvers a retiré une liste de soixante romans graphiques après la plainte d’un parent dénonçant la présence de scènes sexuelles et violentes envers les femmes dans l’un des ouvrages proposés aux élèves.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Une école catholique d’Anvers a retiré une liste de soixante romans graphiques après la plainte d’un parent dénonçant des scènes sexuelles explicites dans un ouvrage proposé aux élèves.
L’affaire concerne l’école Sint-Lutgardis, située près de la place Mechelseplein à Anvers. Dans le cadre d’un travail scolaire, des élèves du deuxième degré pouvaient choisir un ouvrage parmi une liste d’une soixantaine de graphic novels. Mais un parent a découvert que l’un des livres proposés, Iedereen op Claudia (« Tout le monde sur Claudia »), du dessinateur néerlandais Sam Peeters, contenait des scènes sexuelles et des actes particulièrement agressifs envers une femme.
Le livre était pourtant présenté sur la liste comme « une histoire totalement muette sur une histoire d’amour vouée à l’échec, avec comme thèmes l’amour, l’obsession, le sexe et les souvenirs d’enfance ».
La direction affirme ne pas avoir connu le contenu du livre
Selon l’avocat de l’école, Stijn Verbist, ni la direction, ni les enseignants, ni le pouvoir organisateur n’avaient connaissance du contenu explicite de l’ouvrage.
Cité par HLN, il explique que cette liste de lecture était utilisée depuis plusieurs années afin d’initier les élèves à différents styles littéraires, conformément au programme scolaire néerlandophone, qui inclut également les romans graphiques.
La sélection provenait d’une liste établie par le « Nederlandse Stripmaker des Vaderlands », une figure chargée de promouvoir la bande dessinée aux Pays-Bas.
La liste retirée et des excuses présentées
Après réception de la plainte, l’école affirme avoir immédiatement examiné l’ouvrage incriminé.
« Le contenu a rapidement été jugé inapproprié et non conforme à la politique pédagogique de l’école », explique l’avocat. La direction a alors décidé de retirer entièrement la liste de lecture et de ne plus l’utiliser.
Des discussions ont également eu lieu avec le parent à l’origine de la plainte, la direction présentant officiellement ses excuses.
Cette décision illustre la difficulté, pour les établissements scolaires, de s’appuyer sur des listes de lecture extérieures sans contrôle approfondi de chaque ouvrage proposé. Le cas est d’autant plus sensible qu’il concerne un public scolaire et un contenu graphique dont la présentation initiale pouvait sembler relativement anodine.