À Woluwe-Saint-Lambert, le terme « rafles » provoque une passe d’armes entre MR et Ecolo
Au conseil communal de Woluwe-Saint-Lambert, Amélie Pans (MR) critique les termes employés par Ecolo contre les visites domiciliaires. Elle conteste les références aux « rafles » et à l’ICE américain.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Amélie Pans, conseillère MR à Woluwe-Saint-Lambert, critique l’emploi du mot « rafles » par Ecolo contre les visites domiciliaires. Elle souligne ses associations historiques et avertit que des références répétées aux persécutions nazies risquent de banaliser leur gravité.
Le débat sur les visites domiciliaires a provoqué une passe d’armes au conseil communal de Woluwe-Saint-Lambert ce jeudi 15 octobre. Une intervention d’Ecolo a suscité la réaction d’Amélie Pans, conseillère communale du groupe MR. L’élue libérale a contesté les termes employés pour dénoncer le projet de loi.
"Ce projet de loi il faut le dire qui s'inspire du dispositif de terreur américain ICE, porte atteinte aux droits des enfants impactés par ces rafles." selon le groupe Ecolo.
Le groupe écologiste présente ce projet comme une menace pour les droits des enfants concernés. Il affirme également que le texte s’inspire du « dispositif de terreur américain ICE ». Cette référence vise le service américain chargé notamment du contrôle de l’immigration.
Visites domiciliaires et poids des comparaisons historiques
Chers collègues, les mots ont un sens !
Amélie Pans conteste l’ensemble du vocabulaire employé par Ecolo. Elle qualifie le texte d’Ecolo d’« odieux » et relève les expressions « traquer les habitants dans leur domicile » et « rafles domiciliaires ». Elle critique également la référence à l’ICE américain.
« Chers collègues, les mots ont un sens », a rappelé la conseillère MR. Elle souligne également leur poids dans le débat politique. À ses yeux, le terme « rafle » ne constitue pas une qualification anodine.
Amélie Pans rappelle qu’il désigne une opération de police procédant à des arrestations collectives. Elle insiste ensuite sur son association, dans la mémoire collective, aux persécutions sous l’Occupation nazie. Elle appelle donc à une prudence particulière lorsqu’une comparaison avec ces événements se dessine.
Amélie Pans dénonce le recours à un vocabulaire associé aux persécutions nazies. Elle appelle à une prudence particulière dans l’emploi de ces références historiques.
Un appel à ne pas banaliser les persécutions
« L’histoire mérite mieux que d’être utilisée comme un argument de circonstances dans chaque désaccord politique », estime Amélie Pans. Elle rappelle la gravité exceptionnelle des persécutions nazies, des arrestations collectives et des déportations.
Selon elle, multiplier ces références ne renforce pas la défense des libertés fondamentales. Cela risque, au contraire, de banaliser ces événements historiques.
La conseillère libérale appelle ainsi à préserver leur gravité dans les échanges politiques. Sa réponse oppose à la dénonciation d’Ecolo une exigence de précision et de retenue dans les comparaisons.