Gad Saad : « Les pires idées naissent toujours à l’université »
Dans une vidéo virale, le professeur Gad Saad, psychologue évolutionniste et intellectuel public, reprend une idée d’Orwell pour expliquer pourquoi les disciplines des humanités et certaines sciences sociales sont devenues des usines à idées fausses et parfois dangereuses.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Gad Saad explique pourquoi les pires idées naissent souvent dans les universités : déconnectés de la réalité, les professeurs d’humanités peuvent propager des théories toxiques sans jamais en subir les conséquences, contrairement aux disciplines dites STEM.
Le constat est sans appel : alors que les domaines techniques (ingénierie, médecine, économie appliquée) sont rapidement rattrapés par la réalité, les humanités et une partie des sciences sociales échappent à tout mécanisme d’autocorrection. Résultat : elles produisent et propagent des idées déconnectées du réel, parfois dangereuses.
La réalité comme juge impitoyable
Gad Saad, professeur de marketing à l’Université Concordia et auteur du best-seller The Parasitic Mind, explique cette différence fondamentale :
Dans une école de commerce, si vous construisez un modèle économique basé sur le postmodernisme, la réalité vous dira très vite que vous êtes nul. En ingénierie, si vous construisez un pont avec de la « physique autochtone » ou postmoderne au lieu de la vraie physique, le pont s’effondre.
Ces disciplines ont un « mécanisme d’autocorrection » puissant : la réalité. Un ingénieur, un médecin ou un entrepreneur qui se trompe voit rapidement les conséquences de ses erreurs.
À l’inverse, dans de nombreuses disciplines des humanités et des sciences sociales, un professeur peut « pontifier du haut de sa chaire sur des inepties » sans jamais être confronté aux conséquences concrètes de ses idées. Pas de pont qui s’effondre, pas de produit invendable, pas de patient qui meurt. Seulement des théories abstraites qui circulent dans les cercles académiques et finissent par contaminer la culture.
.@GadSaad agrees with Orwell: it takes an intellectual to come up with truly stupid ideas. When academics are disconnected from reality or accountability, bad ideas spread like parasites. While STEM professionals have to answer for their mistakes, humanities professors build… pic.twitter.com/tEEetrV9KX
— Marissa Streit (@marissastreit) May 15, 2026
Le diagnostic d’Orwell, actualisé par Saad
Gad Saad reprend et actualise une observation d’Orwell : « Il faut un intellectuel pour inventer certaines des idées les plus stupides. » Parce que l’intellectuel, souvent coupé du monde réel dans sa tour d’ivoire, perd le contact avec les mécanismes correctifs naturels.
C’est ce que Saad appelle les « idées parasitaires » : des concepts qui se propagent comme des virus parce qu’ils ne sont jamais testés par la réalité. Ils survivent et se multiplient précisément parce qu’ils sont déconnectés des conséquences pratiques.
Un problème culturel profond
Ce découplage explique en grande partie pourquoi tant d'idées dangereuses, telles que le wokisme radicalisé, le relativisme extrême ou rejet de la biologie naissent et se développent prioritairement dans les universités, avant de se diffuser dans les médias, l’éducation et les institutions.
Gad Saad ne dit pas que toutes les humanités sont inutiles mais il pointe un problème structurel : l’absence de responsabilité et de confrontation avec le réel dans certaines disciplines, qui les transforme en incubateurs d’idées toxiques.
En résumé, quand les professeurs n’ont pas à répondre de leurs erreurs face à la réalité, les mauvaises idées se répandent comme des parasites. Et ce sont souvent nos enfants qui en paient le prix à l’université.