Menaces hybrides : le MR réclame la réunion urgente du Conseil national de sécurité
Le MR demande à Bart De Wever de réunir rapidement le Conseil national de sécurité. Le parti libéral veut évaluer la vulnérabilité de la Belgique face aux menaces hybrides.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Le MR demande à Bart De Wever de réunir le Conseil national de sécurité face aux menaces hybrides. Le parti veut évaluer les risques d'ingérence, de sabotage et de cyberattaque. Il réclame aussi un plan pour protéger les infrastructures stratégiques et l'approvisionnement énergétique.
Le MR demande une évaluation de la capacité belge à faire face aux menaces hybrides. Le parti libéral appelle lundi le Premier ministre Bart De Wever à réunir le Conseil national de sécurité (CNS).
Cette réunion devrait examiner les risques qui pèsent sur le territoire belge. Le MR souhaite aussi évaluer le niveau de préparation des autorités et des services de sécurité.
Le parti cite notamment les ingérences étrangères et les tentatives de déstabilisation. Il pointe également les risques qui concernent les infrastructures stratégiques et l'approvisionnement énergétique.
Cette demande intervient alors que les services belges suivent déjà cette menace. La Sûreté de l'État constate une intensification des actions hybrides russes en Europe. Elle observe également cette évolution en Belgique.
La Russie dispose d'un vaste arsenal hybride
Les menaces hybrides couvrent des opérations très différentes. Elles peuvent prendre la forme de cyberattaques, de sabotages ou de campagnes de désinformation. L'espionnage et l'ingérence politique entrent également dans cette catégorie.
La Russie figure parmi les États particulièrement surveillés par les services belges. La Sûreté de l'État évoque un « arsenal hybride vaste et diversifié ». Elle constate une augmentation de cette menace depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022.
Moscou cherche notamment à brouiller l'origine de certaines opérations. Le recours à des intermédiaires complique leur attribution. Des criminels ou des agents recrutés ponctuellement peuvent participer à ces actions.
Les infrastructures critiques constituent une cible particulièrement sensible. Les autorités européennes ont déjà observé des sabotages de câbles et des opérations contre des réseaux stratégiques. Des drones ont aussi survolé des installations militaires.
La Belgique particulièrement exposée aux menaces hybrides
La position internationale de la Belgique augmente son exposition. Bruxelles accueille les principales institutions européennes et le siège politique de l'OTAN. Le territoire concentre aussi des infrastructures essentielles au fonctionnement de l'économie européenne.
Le pays dispose notamment d'importantes installations portuaires, énergétiques, numériques et logistiques. La protection de ces infrastructures figure déjà parmi les préoccupations des services de renseignement.
La Sûreté de l'État surveille les menaces qui visent ces secteurs stratégiques. La législation belge couvre notamment les transports, l'énergie, les banques et les communications électroniques.
Le gouvernement fédéral a d'ailleurs révisé la stratégie nationale de sécurité en 2026. Cette nouvelle version renforce la priorité accordée à la protection de la population et à la résilience du pays. Elle tient notamment compte de l'invasion russe de l'Ukraine et de l'évolution des guerres hybrides.
Le MR veut un plan d'action après le Conseil national de sécurité
Le MR considère que les tensions actuelles justifient une nouvelle évaluation. Le parti évoque la Russie mais aussi l'évolution de la situation au Moyen-Orient.
« La Belgique ne peut se croire à l'abri », affirme le parti libéral. Il rappelle la présence en Belgique des institutions européennes et de l'OTAN. Selon lui, cette situation impose « une vigilance renforcée et une préparation à la hauteur des risques ».
Le MR demande donc au Conseil national de sécurité de dresser un nouvel état des lieux. Il souhaite connaître le degré d'exposition du pays et la préparation des services compétents.
Le parti réclame ensuite un plan d'action. Celui-ci devrait notamment couvrir les ingérences étrangères et les opérations de déstabilisation. Le MR veut également intégrer la sécurité de l'approvisionnement énergétique à cette réflexion.
Le Conseil national de sécurité constitue l'un des principaux organes belges de coordination en matière de sécurité. Il détermine notamment les grandes priorités des services de renseignement.
Une structure interdépartementale consacrée aux menaces hybrides fonctionne déjà sous son autorité.