Dimanche sans voiture à Bruxelles : 187 interventions, augmentation de plus de 30% en un an
Le Dimanche sans voiture à Bruxelles a mobilisé trente ambulances et neuf équipes SMUR. Les secours ont mené 187 interventions, dont 43 dans l’espace public. Un enfant a subi de graves blessures.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Le Dimanche sans voiture a donné lieu à 187 interventions médicales, dont 43 dans l’espace public. Les chutes à vélo et en trottinette ont dominé le bilan. Un enfant a subi de graves blessures. Malgré la mobilisation de trente ambulances et neuf équipes SMUR.
Le Dimanche sans voiture a fortement sollicité les services de secours bruxellois. Entre 9h30 et 19h00, ils ont mené 187 interventions médicales. Parmi celles-ci, 43 concernaient des incidents survenus dans l’espace public.
Les secouristes ont principalement pris en charge des chutes à vélo ou en trottinette. Ces accidents représentent donc près d’un quart des interventions recensées durant la journée.
Le bilan le plus grave concerne un enfant qui circulait à pied. Une voiture l’a renversé vers 14h55, avenue de Stalingrad. Les secours l’ont transporté à l’hôpital dans un état grave. Les informations disponibles ne précisent pas les circonstances exactes de l’accident.
Deux fois plus d’interventions dans les rues qu’en 2025
Les chiffres dépassent nettement ceux du précédent Dimanche sans voiture. En 2025, les secours avaient mené 144 interventions médicales. Seules 22 d’entre elles avaient eu lieu sur la voie publique.
Le nombre total d’interventions a donc progressé de près de 30% en un an. Les prises en charge dans les rues ont presque doublé. Elles atteignent désormais le même niveau qu’en 2024.
Cette année-là, les services médicaux avaient comptabilisé 206 interventions. Parmi celles-ci, 43 concernaient également l’espace public. Le bilan de 2026 reste donc inférieur au total de 2024.
Trente ambulances et neuf équipes SMUR mobilisées
Les autorités avaient anticipé une forte demande médicale. Trente ambulances et neuf équipes SMUR de plusieurs hôpitaux bruxellois ont participé au dispositif.
« Traditionnellement, cette journée entraîne une activité accrue pour nos services d’aide médicale urgente », explique Walter Derieuw. Le porte-parole des pompiers bruxellois pointe aussi un autre phénomène.
Certaines personnes appellent une ambulance faute de pouvoir rejoindre facilement les urgences. Un jour ordinaire, elles auraient effectué le déplacement par leurs propres moyens. Les restrictions de circulation reportent donc une partie des transports vers les services médicaux.
Cette mobilisation entraîne nécessairement des dépenses. Elle réclame des véhicules, du personnel, du matériel médical et des équipes hospitalières. Elle s’ajoute aux moyens engagés par les zones de police, les communes, la Région et la STIB.
Une facture publique qui manque toujours de transparence
Aucun bilan consolidé ne permet actuellement de connaître le coût total de cette journée. Les autorités n’ont communiqué ni le prix du dispositif médical ni celui des renforts policiers. Le coût de la gratuité et du renforcement du réseau de la STIB reste également absent du bilan.
Un chiffre communal donne néanmoins une idée des moyens nécessaires. Woluwe-Saint-Lambert estimait en mai le coût d’une journée sans voiture à 38.000 euros. La commune évoquait aussi la mobilisation de 76 membres du personnel. Cette estimation ne couvre qu’une partie du territoire bruxellois.
Il serait donc trompeur de multiplier mécaniquement cette somme par les 19 communes. Le coût varie selon leur superficie, leurs effectifs et les dispositifs policiers. Ce montant montre néanmoins que l’opération dépasse largement le cadre d’une simple animation.
La publication d’un bilan financier complet paraît d’autant plus nécessaire que Bruxelles prépare une deuxième journée annuelle dès 2027.
Le gouvernement régional veut organiser cette nouvelle édition au printemps. Plusieurs communes contestent déjà la charge financière et humaine qu’elle pourrait leur imposer.