On peut être de droite et avoir du cœur (Carte blanche)
Marcela Gori, vice-présidente du CPAS d'Anderlecht, explique pourquoi elle soutient David Weytsman à la présidence du MR bruxellois.
Publié par Contribution Externe
Résumé de l'article
- Pour Marcela Gori, David Weytsman présente le meilleur profil pour prendre la présidence du MR Bruxelles et Périphérie.
- La vice-présidente du CPAS s'en explique dans cette carte blanche.
Être de droite, aujourd’hui, semble devoir se justifier. Comme si cela ne se démontrait plus par les actes, mais par des postures. Comme s’il fallait en permanence prouver sa fermeté, durcir son discours, caricaturer ses positions pour être considéré comme “légitime”.
Dans le cadre de la campagne pour la présidence du MR Bruxelles et Périphérie, cet argument est revenu avec insistance. Certains expliquent qu’un candidat ne serait pas “vraiment de droite”. Ce candidat, c’est David Weytsman.
L’attaque est commode. Elle évite de parler du fond. Elle permet de disqualifier sans débattre. Mais surtout, elle repose sur une vision réductrice de ce que signifie être de droite aujourd’hui.
Être de droite, ce n’est pas multiplier les déclarations d’intention. Ce n’est pas non plus adopter les positions les plus radicales pour se rassurer. Être de droite, c’est assumer une ligne claire, et surtout, la traduire en décisions concrètes.
Et c’est précisément là que le bilan compte.
À la Ville de Bruxelles, sous l’impulsion de David, chef de file, le MR a doublé son score et est revenu dans la majorité. Ce n’est pas anecdotique. Cela permet aujourd’hui aux libéraux de gérer le plus grand CPAS du pays et d’y porter une vision qui tranche avec une logique d’assistance sans perspective.
Depuis un an, au CPAS, une idée simple est défendue : l’aide sociale doit être un point de passage, pas une destination. Conditionner l’aide à un parcours d’insertion, encourager la formation, créer des ponts vers l’emploi, notamment en ouvrant les articles 60 au secteur privé, ce n’est pas durcir le système. C’est lui redonner du sens. C’est considérer que la solidarité doit mener quelque part.
Au Parlement, David a appliqué la même cohérence. Défendre l’idée comme il l’a fait que l’accès au logement social puisse être lié à l’apprentissage d’une langue nationale, ce n’est pas exclure. C’est affirmer que l’intégration ne peut pas être optionnelle. Que vivre ensemble implique des efforts partagés.
Sur les questions de sécurité, la constance est tout aussi claire. Dès 2020, David a alerté sur la montée du narcotrafic à Bruxelles, demandé plus de fermeté, et refusé de banaliser des phénomènes qui structurent des territoires. C’est une personnalité politique qui regarde la réalité en face. Comme lorsqu’il s’agit de lutter contre les rodéos urbains, de renforcer la présence de caméras dans certains quartiers ou de rappeler que l’espace public n’est pas une zone sans règles.
La même logique vaut pour des sujets que certains préfèrent contourner : nuisances dans les transports, mendicité infantile, dégradation du cadre de vie. À chaque fois, il ne s’agit pas de stigmatiser, mais de refuser le laisser-aller. Parce que ce sont souvent les plus fragiles qui en paient le prix. Et plusieurs récentes décisions de la Ville de Bruxelles ont été prises en ce sens grâce aux libéraux.
Sur la neutralité, enfin, son positionnement n’a jamais varié. Défendre une neutralité stricte, sans accommodements, y compris dans des quartiers où cette position n’est pas la plus facile à porter, ce n’est pas être tiède. C’est être cohérent.
Et sur la mobilité, s’opposer à une approche imposée d’en haut, comme ce fut le cas avec Good Move, pour revenir à une méthode construite avec les habitants, quartier par quartier, ce n’est pas céder. C’est faire primer le réel sur l’idéologie.
Alors non, être de droite ne consiste pas à entrer dans une grille de pureté politique.
Être de droite, c’est agir pour que le travail paie, pour que les règles soient respectées, pour que l’autorité soit assumée, mais aussi pour que chacun ait une chance de s’en sortir.
Et c’est là que le débat mérite d’être reposé. Parce qu’au fond, ce qui distingue une posture d’une conviction, ce sont les résultats.
Mais il y a autre chose, que les procès d’intention oublient souvent. On peut défendre l’exigence sans mépriser. On peut défendre l’autorité sans brutalité. On peut défendre la responsabilité sans abandonner.
On peut être de droite et avoir du cœur.
Et dans une ville comme Bruxelles, c’est sans doute cette combinaison qui fera la différence : une ligne claire, des résultats concrets, et une capacité à parler à tout le monde, sans posture, sans cynisme, avec sincérité.
C’est précisément pour cela que je soutiens David Weytsman.